L’accès au financement pour les indépendants et PME francophones est difficile

Un entrepreneur sur deux estime que l'accès au financement est plus difficile. Les exigences souvent importantes pour obtenir un crédit bancaire est une problématique que soulèvent régulièrement les indépendants au cours de leur carrière. Mais est-ce que les refus sont finalement si fréquents? Quels en sont les motivations? Quelles solutions y apporter?

L’accès au financement pour les indépendants et PME francophones est difficile

L’enquête de l’UCM sur l’accès au financement des indépendants et PME francophone, effectuée sur un échantillon représentatif de près de 1300 entrepreneurs wallons et bruxellois, révèle que l’accès au crédit bancaire est beaucoup plus difficile qu’il y a 5 ans.

Cette perception est très clairement négative!

Le crédit bancaire est la forme de financement la plus souvent utilisée mais le prêt de personnes privées est également utilisé par les indépendants et PME (30%). Il s’agit donc d’une source de financement non négligeable pour eux.

Mode de financement

Un peu plus de 40% des entrepreneurs ont eu des difficultés à obtenir un crédit bancaire au cours de ces 5 dernières années et près d’un quart déclare ne pas avoir obtenu le financement qu’ils avaient besoin.

Difficulté d'obtention

Mais pourquoi ces refus?

La principale raison évoquée pour justifier un refus de crédit est l’insuffisance de garanties suivie par l’insuffisance d’apport propre. La qualité du projet ou la rentabilité de l’entreprise ne sont que rarement citées, ce qui est assez surprenant étant donné que ce sont ces facteurs qui devraient être déterminant dans les décisions d’octroi ou de refus de crédit.

Raison de refus

Cependant, un certain nombre de refus reste injustifié par les banques et lorsqu’un crédit est refusé, c’est généralement de manière oral (72,4%) que la banque averti le demandeur et que très rarement de manière écrite.

La relation entre l’entrepreneur et sa banque est satisfaisante pour 41,5% des entrepreneurs contre un quart qui la qualifie de mauvaise ou très mauvaise. Les frais de dossiers demandés est le principal aspect de mécontentement des entrepreneurs.

Ce qui est également très surprenant, c’est que seulement 50% des banques ont une bonne compréhension du projet selon les répondants. Cela traduit un manque de maîtrise par la banque de l’activité de l’entrepreneur.

Plusieurs recommandations ont été formulées par l’UCM et exposées lors de débats concernant cette problématique:

  • Renforcer l’attention des banques et des pouvoirs publics sur les TPE et les starters
  • Développer les sources de financements alternatifs
  • Renforcer la loi concernant le financement des petites et moyennes entreprises et son application

Vous trouverez le profil des personnes interrogées, les éléments relatifs à la loi sur l’accès au financement, les mesures publiques, les mesures envisagées pour répondre aux difficultés… dans le dossier complet de l’étude : ETUDE-ECO-ACCES-AU-FINANCEMENT-DES-PME

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