Les chiffres officiels du E-Commerce

Un rapport officiel met en évidence le développement du E-Commerce en Belgique et les obstacles que les PME rencontrent pour y recourir. C'est une évolution à laquelle les commerçants doivent s'adapter, et en tirer parti.

Les chiffres officiels du E-Commerce

Le SPF Économie et le Conseil central de l’économie (CCE) viennent de publier un rapport conjoint sur la conjoncture économique dans la distribution. Celui-ci met en évidence l’importance de la mutation qu’entraîne le développement de l’e-commerce dans les habitudes de consommation.

AugmentationLa part de la population belge qui achète en ligne augmente fortement : on est passé de 21 % en 2008 à 54 % l’an dernier. C’est supérieur à la moyenne européenne, qui est pile à 50 %. Ce qui est frappant, c’est que les consommateurs belges font beaucoup plus souvent que la moyenne leurs achats en ligne sur des sites étrangers (67 % contre 36 % pour l’UE et seulement 22 % pour l’Allemagne). Cela se traduit par une fuite de chiffre d’affaires à l’étranger et engendre donc des pertes d’emplois pour le pays.

Pour l’UCM, cette propension des Belges à acheter à l’étranger est en grande partie la conséquence du handicap en fiscalité et en coût du travail que subissent les entreprises belges. Les prix pratiqués hors frontières peuvent être plus compétitifs que ceux des commerçants nationaux.

Le développement de la vente en ligne touche certains secteurs plus que d’autres. Les voyages et les hébergements de vacances sont les services qui s’achètent le plus en ligne. Les vêtements et articles de sport arrivent en deuxième position : 47 % des Belges ont acheté ce type d’articles en ligne l’an dernier. L’alimentaire est logiquement un des secteurs où l’achat en ligne est le moins fréquent (10 %).

Looping StreetLe rapport met en évidence les obstacles à la vente en ligne pour les commerçants. Le fait que les biens et services de l’entreprise ne soient pas adaptés est la première des raisons évoquées. Elle est citée par 50 % des PME. Les problèmes logistiques et le coût viennent ensuite. Ce volet du rapport ne porte pas sur les entreprises qui occupent moins de dix personnes. Pour ces TPE, les analyses menées par l’UCM montrent que beaucoup de commerçants considèrent qu’investir dans une visibilité web professionnelle est encore trop cher.

Pour l’UCM, le développement de la vente en ligne est une évolution des habitudes de consommation à laquelle les commerçants doivent s’adapter. Le défi pour eux n’est pas toujours de passer à l’e-commerce pur et dur, mais en tout cas d’améliorer leur visibilité sur le web.

Voir le rapport complet sur la conjoncture économique de la distribution.

Bonne lecture et à bientôt 🙂

UCM Commerce

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